Feux, canicules et sécheresse : que peut faire votre PME pour la biodiversité ?

Depuis le début de l'année 2026, un peu moins de 40 000 hectares sont déjà partis en fumée en France, selon le ministre de l'Intérieur. À la mi-juillet, 48 départements étaient classés en crise sécheresse par le service public VigiEau, et 93 % des points de suivi des nappes phréatiques affichaient une baisse selon le BRGM. La biodiversité française encaisse un choc de plus, et il ne se règle pas à la rentrée.
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papillon sur une fleure biodiversité entreprise RSE

Ce problème vous concerne si...

Vous avez compris que votre activité dépend des ressources naturelles et de la biodiversité.
Vous voulez agir et protéger notre patrimoine naturel.
Vous ne savez pas par où commencer.

Table des matières

L'essentiel à retenir

Un peu moins de 40 000 hectares brûlés depuis le début de l’année, 48 départements en crise sécheresse, des nappes phréatiques en baisse sur la quasi-totalité du territoire : cet été n’est pas un accident isolé. C’est un signal sur la disponibilité de ce dont votre entreprise dépend, que vous transformiez du bois, de l’eau, des matières premières agricoles, ou simplement que vous ayez besoin d’un territoire vivable pour vos équipes et vos clients.

La biodiversité n’est pas le petit frère du climat qu’on traite une fois le bilan carbone bouclé : les deux s’alimentent, la sécheresse fragilise des écosystèmes qui résistent ensuite moins bien à la sécheresse suivante. L’IPBES rappelle que 75 % de la surface terrestre est déjà significativement altérée, et que la disparition des pollinisateurs menace jusqu’à 577 milliards de dollars de récoltes par an dans le monde : ce sont des filières entières, pas une ligne dans un rapport RSE.

Ignorer la biodiversité, c’est parier que vos matières premières et vos ressources resteront disponibles indéfiniment.

Les orientations clés

Réduire concrètement votre exposition à l'eau, dès maintenant

Vérifiez votre niveau de restriction sur VigiEau selon votre commune, reportez les usages non essentiels (lavage extérieur, arrosage, nettoyage de véhicules) et adaptez les horaires des activités les plus consommatrices. Sur un site industriel ou agricole, un repérage rapide de vos postes de consommation d’eau permet de cibler l’action au bon endroit plutôt que de la disperser.

Réduire le risque incendie sur votre site et ses abords

Si votre site se trouve en zone forestière ou à proximité de bois, la loi vous impose un débroussaillement sur une profondeur de 50 mètres autour des constructions (Code forestier). Ne pas s’y conformer expose à une amende pénale pouvant atteindre 1 500 euros, à une amende administrative calculée par mètre carré non débroussaillé, et à une réduction voire un refus de couverture par votre assurance en cas de sinistre. Le périmètre exact et les seuils varient selon les départements : un appel à votre mairie ou à votre DDT(M) permet de vérifier votre situation précise.

Identifier ce dont votre entreprise dépend réellement

La nature vous rend trois types de services : des ressources matérielles (bois, eau, matières premières agricoles), des régulations (climat, qualité de l’eau et des sols) et des apports moins visibles (attractivité d’un territoire, cadre de vie de vos équipes). Repérer lesquels comptent le plus pour votre activité, plutôt que de traiter le sujet en bloc, permet de prioriser une action qui a du sens pour vous.

Traiter la biodiversité pour elle-même, pas seulement via le carbone

L’IPBES identifie cinq facteurs de perte de biodiversité : la destruction des habitats, l’exploitation directe des espèces, le changement climatique, les pollutions et les espèces invasives. Le carbone n’en est qu’un. Une entreprise qui limite son action à la décarbonation laisse quatre autres leviers hors de son radar, alors qu’ils pèsent tout autant sur sa propre dépendance à la nature.

Poser un premier jalon avant le grand plan

Un diagnostic rapide de votre dépendance à la nature, ou une première action ciblée sur votre poste le plus exposé, vaut mieux qu’une stratégie biodiversité repoussée en attendant d’avoir toutes les réponses. Le reste se construit ensuite, avec un accompagnement adapté à votre activité.

Et dans votre cas ?

Une entreprise de BTP, une exploitation agroalimentaire et un cabinet de services ne dépendent pas de la nature de la même façon. Chaque situation appelle ses propres priorités. Vous voulez savoir où se situe votre dépendance réelle à la nature ? Parlons-en.

Votre ressource

Checklist : 8 actions biodiversité pour votre PME, cet été et toute l’année

Une liste d’actions triées en deux temps, les gestes à poser pendant les épisodes de sécheresse et les chantiers de fond à ouvrir dans l’année, pour savoir par où commencer selon votre activité.

Accès via formulaire de capture email. La ressource est envoyée par email après inscription.

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À partir du 21 août 2026, les acheteurs publics devront intégrer au moins un critère environnemental dans l'attribution de leurs marchés.
Le prix seul ne pourra plus être le critère unique de sélection. Ce n'est pas une tendance. C'est une obligation légale, inscrite dans la loi Climat et Résilience de 2021.

Pour les PME qui répondent à des marchés publics, la question n'est plus "est-ce que la RSE compte dans les appels d'offres ?". C'est "est-ce que je suis prêt ?"
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