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Votre bilan carbone, vos clients vont vous le demander.
Certains le font déjà.
Pas par effet de mode : parce que la réglementation les oblige à connaître les émissions de leur chaîne de valeur, et que vous en faites partie.

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8 salariés sur 10 rejoindraient une entreprise engagée pour la transition écologique, à offre équivalente (sondage CSA pour l'ADEME et LinkedIn, 2021). L'envie est là. Reste qu'une démarche RSE portée par une seule personne, sans relais, s'arrête dès qu'elle part en vacances.
Depuis le début de l'année 2026, un peu moins de 40 000 hectares sont déjà partis en fumée en France, selon le ministre de l'Intérieur. À la mi-juillet, 48 départements étaient classés en crise sécheresse par le service public VigiEau, et 93 % des points de suivi des nappes phréatiques affichaient une baisse selon le BRGM. La biodiversité française encaisse un choc de plus, et il ne se règle pas à la rentrée.
En 2025, les sinistres climatiques ont coûté 5,2 milliards d'euros en France (France Assureurs). Et selon la CCR, ces dommages pourraient augmenter de 60% d'ici 2050. Votre bilan carbone mesure ce que vous émettez. Il ne dit rien sur ce que le climat peut vous infliger. C'est une autre question, et elle mérite qu'on s'y arrête.
La France se prépare officiellement à un climat à +4°C en 2100. Ce scénario est une possibilité bien réelle, et pas celui du pire : c'est celui que l'État a retenu pour orienter l'adaptation du pays (TRACC, inscrite dans le code de l'environnement depuis janvier 2026). Pour une entreprise, le message est clair. Réduire ses émissions ne suffit plus. Il faut aussi se préparer à encaisser un climat qui a déjà changé.
À partir du 21 août 2026, les acheteurs publics devront intégrer au moins un critère environnemental dans l'attribution de leurs marchés.
Le prix seul ne pourra plus être le critère unique de sélection. Ce n'est pas une tendance. C'est une obligation légale, inscrite dans la loi Climat et Résilience de 2021.

Pour les PME qui répondent à des marchés publics, la question n'est plus "est-ce que la RSE compte dans les appels d'offres ?". C'est "est-ce que je suis prêt ?"
Beaucoup de dirigeants de PME pensent n'avoir aucune obligation légale sur les sujets environnementaux, sociaux ou de gouvernance. C'est une erreur.
La RSE est une démarche largement volontaire, c'est dans sa définition même. Mais elle repose sur un socle réglementaire bien réel, qui varie selon la taille de votre entreprise.

Le connaître, c'est la condition pour savoir ce qui relève de la conformité et ce qui relève de votre engagement.