Le bilan carbone en PME : pourquoi le faire et comment démarrer

Votre bilan carbone, vos clients vont vous le demander.
Certains le font déjà.
Pas par effet de mode : parce que la réglementation les oblige à connaître les émissions de leur chaîne de valeur, et que vous en faites partie.
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Temps de lecture : 2 min
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Deux personnes marche dans un entrepot

Ce problème vous concerne si...

Un client ou un donneur d'ordre vous a déjà demandé vos données d'émissions ou votre bilan carbone.
Vous répondez à des appels d'offres avec des critères RSE ou environnementaux.
Vous voulez agir sur votre empreinte, mais vous ne savez pas encore où vous en êtes.

Table des matières

L'essentiel à retenir

Techniquement, la plupart des PME ne sont pas obligées de réaliser un bilan carbone. Le BEGES, bilan des émissions de gaz à effet de serre réglementaire, ne concerne en France que les entreprises de plus de 500 salariés. Jusqu’ici, rien d’alarmant.

Mais la réglementation a changé la donne pour vos clients. La directive CSRD oblige les grandes entreprises à publier leurs émissions sur l’ensemble de leur chaîne de valeur, y compris leurs fournisseurs et prestataires. Or selon l’ADEME, les émissions indirectes de la chaîne de valeur, le Scope 3, représentent en moyenne 70 % des émissions totales d’une organisation. Vos grands comptes regardent donc vos données. Si vous n’en avez pas, vous devenez un angle mort dans leur reporting.

Ne pas avoir de bilan carbone, c’est naviguer à vue. Et de moins en moins acceptable pour vos clients.

Les orientations clés

Comprendre ce que vous mesurez avant toute chose

Le bilan carbone repose sur trois périmètres : les émissions directes de votre activité (Scope 1), celles liées à votre consommation d’énergie (Scope 2), et celles de toute votre chaîne de valeur (Scope 3). C’est ce dernier qui concentre l’essentiel des émissions, et souvent le plus difficile à quantifier. Identifier en amont quels postes sont probablement les plus significatifs dans votre secteur permet d’orienter la collecte de données et d’éviter de s’épuiser sur des postes marginaux.

Choisir une méthode reconnue

Deux méthodes font référence : le Bilan Carbone®, porté par l’Association Bilan Carbone et très répandu en France, et le GHG Protocol, standard international sur lequel s’appuient les deux. Pour la grande majorité des PME, le Bilan Carbone® est la méthode la plus adaptée et la mieux reconnue par vos interlocuteurs. Les facteurs d’émission dont vous aurez besoin sont publics et gratuits, dans la Base Empreinte de l’ADEME. Ce qui compte surtout, c’est la cohérence dans le temps : une même méthode appliquée d’une année sur l’autre, pour mesurer vos progrès.

Ne pas sous-estimer le Scope 3

C’est souvent le dernier périmètre auquel on pense, et pourtant le plus stratégique. Pour une PME de la distribution ou de la logistique, le transport représente une part massive des émissions. Pour un industriel, ce sont les achats de matières premières. Identifier vos deux ou trois postes Scope 3 les plus importants, c’est déjà savoir où agir en priorité. Un bilan qui s’arrête au Scope 2 donne une image partielle, et souvent rassurante à tort.

Poser les bases de gouvernance avant de mesurer

Un bilan carbone utile nécessite quelques prérequis. Un responsable interne identifié pour piloter la collecte. Une direction impliquée : sans portage au plus haut niveau, les données remontent mal et les résultats ne sont pas intégrés à la stratégie. Et du temps dédié à la collecte. La qualité d’un bilan dépend directement de la qualité des données d’entrée.

Utiliser les résultats pour agir, pas pour archiver

Un bilan carbone qui finit dans un dossier ne sert à rien. Son utilité réelle : identifier les leviers de réduction, construire un plan d’action priorisé, et répondre aux questionnaires de vos clients avec des données fiables. C’est aussi le chiffre que vous opposerez au critère environnemental désormais obligatoire dans les appels d’offres publics. Et le point de départ de votre trajectoire de décarbonation, si vous souhaitez vous fixer des objectifs alignés sur la science.

Et dans votre cas ?

Chaque PME a un profil d’émissions différent. Selon votre secteur, votre taille et vos relations clients, les priorités ne sont pas les mêmes. Vous ne savez pas par où commencer, ou vous avez déjà un bilan et vous ne savez pas quoi en faire ? C’est exactement pour ça qu’illio existe.

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